Tashi Yangkyi, dame Tibétaine de 68 ans qui vit à la m

Tashi Yangkyi est une dame tibétaine âgée de 68 ans de santé fragile. Elle vit avec son mari dans une maison de retraite à Mussoorie, une petite ville située dans l’État de l'Uttarakhand en Inde du Nord, où elle est entièrement prise en charge.

Située sur les contreforts de l'Himalaya, à environ 30 kilomètres de la ville de Dehradun, Mussoorie se trouve à une altitude d’environ 2 000 mètres. Avec ses collines vertes, sa flore et sa faune variées, Mussoorie est une station d'altitude remarquable. En avril 1959, fuyant l'occupation chinoise du Tibet, Sa Sainteté le Dalaï-Lama établit le gouvernement tibétain en exil à Mussoorie puis en 1960 à Dharamsala dans l’Himachal Pradesh. La première école tibétaine a été fondée à Mussoorie en 1960. Les Tibétains s'installèrent dans cette vallée, dite la Vallée Heureuse (Happy Valley). Aujourd'hui, environ 5 000 Tibétains résident à Mussoorie.

La maison de retraite de Mussoorie a été construite en 1995 par la Tibetan Homes Foundation dont les bureaux se trouvent également à Mussoorie. C’est la Tibetan Homes Foundation qui gère la maison de retraite, ainsi que plusieurs écoles, un centre de formation, des dispensaires et une autre maison de retraite située à Rajpur, à une vingtaine de kilomètres. La maison de retraite a été construite grâce au soutien financier d’une association allemande.

Ces maisons de retraite sont spécialement dédiées à l’accueil des personnes âgées démunies qui n’ont plus de familles pour s’occuper d’elles. Tous sont Tibétains ou d’origine tibétaine et la plupart des résidents ont plus de 65 ans mais certaines exceptions sont tolérées pour des cas très difficiles.

Cette maison de retraite accueille une trentaine de personnes âgées. Elle comprend 4 chambres simples et 12 chambres doubles, plusieurs salles de bains et toilettes, une cuisine, une salle à manger commune ainsi qu’une salle de prières. Elle est dotée d’équipements permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite.
Du personnel qualifié prend soin des résidents, qui ne sont soumis à aucune contrainte, à part les heures de repas. Ils peuvent ainsi se promener aux alentours de la maison de retraite, où se trouvent un petit temple et un stupa.
Le quotidien des résidents s’organise au rythme des repas, des prières et des longues heures de bavardage à propos de leurs expériences passées. Les plus alertes participent aux tâches quotidiennes. De nombreuses activités sont proposées par le personnel soignant, telles que des rencontres avec des moines, des petits pèlerinages dans des monastères environnants, des sorties avec pique-nique, et bien d’autres jeux pour divertir les personnes âgées.

Tashi Yangkyi est née en 1945, dans une famille d’éleveurs nomades. Elle s’est enfuie du Tibet à l'âge de 14 ans en laissant sa famille derrière elle. Elle s’installa d’abord à Dharamsala, dans le Nord de l'Inde, où elle travailla deux années dans un centre d'artisanat. Elle se maria ensuite et emménagea avec Ngawang Choephel, son mari, à Mussoorie, où ils résident encore. Son mari avait déjà été marié avant et avait eu 3 enfants. Tashi Yangkyi et Ngawang Choephel eurent trois enfants : deux filles et un fils. Le couple travailla pendant de nombreuses années pour la Tibetan Homes Foundation en tant que famille d'accueil pour les élèves de l’école qui étaient pensionnaires et la plupart du temps orphelins. Plus tard, ils devinrent les gardiens du pensionnat de filles. Tashi Yangkyi et son mari vivent à la maison de retraite de Mussoorie depuis le 18 novembre 2010.

La famille de Tashi Yangkyi se compose ainsi :
-Ngawang Choephel, son mari, né dans les années 1940
-Tashi Yangkyi, votre filleule, née en 1945,
-Gyurme Choedon, la fille aînée de Ngawang Choephel, née en 1970. Elle fait du commerce ambulant de pull-overs et vit avec sa famille dans le camp de réfugiés de Phuntsokling, situé dans l’état d’Orissa sur la côte est indienne.
-Kalsang Dekyi, la seconde fille de Ngawang Choephel, née en 1973. Elle vit dans le même camp que sa sœur aînée et pratique la même actvité.
-Pema Choekyi, la troisième fille de Ngawang Choephel, née en 1980. Elle est enseignante à l’école de la Tibetan Homes Foundation de Mussoorie. Elle est mariée et a une fille. Elle vit avec sa famille dans un logement d’une pièce prêté par l’école.
-Tenzin Palden, leur fils, né en 1984. Il est handicapé et vit dans un centre spécialisé à Dharamsala, en Inde du Nord.
-Tsering Wangmo, leur première fille, née en 1987. Elle suit des études d’infirmière.
-Tenzin Dheden, leur seconde fille, née en 1990. Elle suit également des études d’infirmière.

Tashi Yangkyi a des problèmes de vue qui la gênent dans ses déplacements, bien qu'elle porte des lunettes. Elle souffre de douleurs aux articulations, plus particulièrement aux genoux, et d'hypertension artérielle pour laquelle elle prend des médicaments tous les jours. Elle se soigne avec un traitement de médecine traditionnelle tibétaine. Ngawang Choephel souffre quant à lui de glycémie et d’hypertension artérielle. En 2012, il a également été victime d’un AVC entraînant des conséquences paralysantes.

Tashi Yangkyi n'est jamais allée à l'école, mais sait lire et écrire le tibétain et parle hindi. Elle comprend l'anglais mais ne le parle pas.
Elle est de nature calme et douce. La journée, elle lit des livres de prières et récite son rosaire (sorte de chapelet tibétain). Tous les soirs, elle fait une courte promenade autour de la maison de retraite. Elle ne peut pas participer aux activités de la structure en raison de ses problèmes de vue. Pema Choekyi, sa belle-fille, rend régulièrement visite à votre filleule et à son mari. Tsering Wangmo et Tenzin Dheden leur rendent visite une à deux fois par an.

Tashi Yangkyi n'a aucune source de revenu et ne reçoit que très peu d’aide financière de sa famille car leurs ressources sont très faibles. Bien que les 2 filles aînées de Ngawang Choephel leur aient proposé de venir s’installer en Orissa, le couple a refusé et a préféré rester à Mussoorie.

Votre parrainage sera entièrement remis à la maison de retraite afin d’en garantir le bon fonctionnement, et permettra à Tashi Yangkyi de continuer à vivre dans cette structure où elle est logée, nourrie et soignée et où elle pourra finir ses jours dans la dignité, entourée des autres résidents avec qui elle peut se divertir, faire les prières ou regarder la télévision.

Vous obtiendrez des nouvelles de Tashi Yangkyi par l’intermédiaire de Mr Kelsang Namgyal, le responsable parrainage ou par l’intermédiaire de Mme Dekyi Wangmo, la secrétaire qui assure la liaison entre les pensionnaires et les parrains. Vous pourrez correspondre avec elle par email (alumni@tibhomes.org).

*Cours moyen entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année écoulée, publié par la Banque de France : 1 euro = 65 roupies indiennes (rs).
En Inde, le seuil de pauvreté est de 55 euros par mois et par personne.